Etendue : C1-F5 (54 notes)
Etendue : C1-F5 (54 notes)
Etendue : C1-F3 (30 notes)
Accessoires
L’orgue de l’église Notre-Dame de l’Assomption à La Ciotat, construit en 1877 par François Mader, est un instrument remarquable du patrimoine provençal.
Restauré avec soin, il conserve une grande qualité sonore et esthétique. Intégré à l’architecture de l’église, il est régulièrement mis en valeur lors de concerts et apprécié pour sa richesse musicale et son importance historique.
Buffet
Le buffet de l’orgue, d’inspiration classique et probablement contemporain de l’orgue Mader, est en chêne.
Il comporte deux tourelles latérales de 7 tuyaux surmontées de clochetons, encadrant deux plate-faces de 12 tuyaux. Une tourelle centrale de 5 tuyaux, ornée d’une statue de Sainte-Cécile à la harpe, complète l’ensemble. La décoration inclut également quatre angelots soufflant dans des trompettes et deux têtes d’aigle à la base des tourelles. De fines claires-voies et une large frise enrichissent la partie supérieure. Le soubassement, visible grâce à un garde-corps ajouré, présente des panneaux moulurés, dont deux centraux dissimulent la console, accessible par coulissement sur roulettes.
Console
La console, intégrée au centre du soubassement en position dite "en fenêtre", est entièrement encastrée dans le buffet.
Elle comprend deux claviers de 54 notes en ivoire et ébène, un pédalier de 30 notes, et 28 tirants de jeux disposés de part et d’autre des claviers. Ces tirants sont munis de pommeaux tournés portant des pastilles en porcelaine indiquant les noms des jeux, en noir ou rouge selon leur fonction. Trois pastilles, remplacées en 1990, diffèrent des originales par leur graphie.
Au-dessus du pédalier se trouvent huit cuillères servant aux accouplements, tirasses, appel d’anches et tremolo. La pédale d’expression à bascule est située à l’extrémité droite.
Sommiers
Tous les sommiers (les pièces qui distribuent l’air aux tuyaux) sont placés à l’étage des tuyaux de façade et ont été fabriqués par Mader. Ils sont du type traditionnel, avec des registres et des gravures.
- Pour le Grand-orgue, il y a 4 sommiers : deux à l’avant pour les jeux de base (fonds) et deux à l’arrière pour les jeux de combinaison. Ils sont disposés de façon diatonique (une moitié pour les notes naturelles, l’autre pour les dièses). Aucune modification n’a été faite depuis l’origine.
- Pour le Récit, il y a un seul sommier, placé perpendiculairement à la façade. Il suit une disposition chromatique (toutes les notes se suivent). Lors de la dernière restauration, le faux-sommier de la Voix humaine a été réinstallé.
- Pour la Pédale, deux sommiers sont placés de chaque côté de l’instrument, derrière les tourelles latérales. Ils sont aussi disposés de manière diatonique. Aucun changement n’a été apporté à ces éléments non plus.
(Sources : Cf. CCTP Eric Brottier - Relevage de l'orgue Mader 2021)
Transmission
Mécanique Barker. Machine Barker au premier clavier
Tirage des jeux
Mécanique.
Tempérament
égal
Diapason
440
Soufflerie
La soufflerie d’origine comportait trois réservoirs alimentés par des pompes à bascule. Après les travaux d’après-guerre et la restauration de 1990, elle a été remplacée par une turbine non insonorisée au sol, alimentant un collecteur principal. Celui-ci dessert la machine Barker via deux petits porte-vent, ainsi que deux réservoirs équipés de régulateurs. Des porte-vent anciens distribuent ensuite l’air aux sept sommiers.
Les réservoirs ont été rehaussés d’environ 60 cm par rapport à leur position d’origine. Les anciennes pompes et mécanismes à bascule ont été supprimés, et la machine Barker déplacée vers l’arrière. La partie amont de la soufflerie a été reconstruite en 1990 et peinte industriellement. Chaque réservoir dispose désormais d’un régulateur neuf.
Les pressions relevées sont :
Turbine/Barker : 132 mm CE ;
En aval des régulateurs : 90 mm CE.
Enfin, on suppose que le système de pompes d’origine ressemblait à celui de l’orgue de Saint-Didier d’Avignon : deux pompes manuelles alimentaient deux réservoirs primaires, le troisième jouant un rôle secondaire, car un seul souffleur ne pouvait actionner trois pompes à la fois.
(Sources : Cf. CCTP Eric Brottier - Relevage de l'orgue Mader 2021)
Tuyauterie
1. Tuyaux de façade :
43 tuyaux en étain avec écussons relevés ; les plus grands sont suspendus. Les tourelles ont des collerettes anciennes épaisses, tandis que les plate-faces ont des collerettes en cuivre récentes (1990).
2. Tuyaux à bouche en métal :
Pavillonnés sauf pour les plus aigus, avec oreilles dans la basse et dents aux biseaux pour les jeux aigus. Bourdons avec calottes mobiles ou à cheminée. Marquages et formes d’oreilles variés.
3. Tuyaux en bois :
En sapin peint à l’ocre rouge. Tuyaux bouchés avec tampons tournés, tuyaux ouverts pavillonnés avec glissières en bois neuves (1990). Présence d’attaques de xylophages.
4. Tuyaux d’anche :
Tuyauterie à noyaux carrés, entaillée jusqu’à 1 pied. Résonateurs démontables jusqu’au F3 du 8'. Le Basson 16 et la Voix humaine sont neufs (restauration de 1990).
(Sources : Cf. CCTP Eric Brottier - Relevage de l'orgue Mader 2021)
Code de l'orgue : FR-13028-CIOTA-EGLISE1-X