Etendue : C1-F5 (54 notes)
Etendue : C1-F5 (54 notes)
Etendue : A2-F5 (33 notes)
Etendue : G0-E2 (22 notes)
Accessoires
La composition de l'orgue ci-jointe a été relevée par Pierre Hardouin dans son rapport de 1972. L’orgue de la Chapelle de la Sorbonne fut commandé à Pierre-François Dallery (1764-1833) en 1825. Toutefois, c’est le fils de Pierre-François Dallery, Louis-Paul (1797-1875) qui assura les travaux. Exécuté à partir d’éléments assez hétéroclites, l’orgue fut inauguré le 10 juillet 1825.
Buffet
Buffet à un seul corps de style néo-classique, aux lignes très simples qui prend presque tout le faible espace offert par la tribune. Il a été réalisé par Louis-Paul Dallery lors de la construction de l'instrument en 1825-1827 et ré-utilise vraisemblablement des éléments issus d'anciennes boiseries.
L'ensemble est rythmé par quatre colonnes cannelées en chêne à chapiteaux corinthiens. La partie basse comporte une base et un soubassement plein en sapin décoré de 11 cartouches par entrecolonnement. Au dessus s'ouvre trois plates-faces d'égale hauteur chacune garnies de 21 tuyaux d'égale hauteur. Quelques-uns sont parlants et appartiennent aux fonds du GO et à la Pédale.
A hauteur de leurs chapiteaux, les quatre colonnes de la façade sont reliées par une frise nue. Elles portent un entablement composé d'une architrave et d'une frise moulurées ; cette dernière décorée d'une rangée de denticules dans sa partie supérieure. Enfin, l'ensemble est surmonté par une corniche à modillons. Au dessus des quatre colonnes, quatre petits pilastres en légers ressauts donnent un peu de relief à cette façade plate.
La partie centrale de cette façade est surmontée par une boiserie contrebutée par deux volutes. Celle-ci porte un manteau héraldique ainsi qu'un blason aux armes du Cardinal de Richelieu. Cette boiserie permet aussi de dissimuler le porte-vent qui achemine l'air en provenance de la soufflerie située dans les combles.
Ce buffet présente une grande analogie avec le buffet projeté par Soufflot pour l'église Sainte-Geneviève.
Console
Située au revers de l'instrument, côté ouest. Trois claviers et pédalier, accouplement à tiroir. Registres situés de part et d'autre de la console. Pédalier d'abord à la française, aujourd'hui à l'allemande (depuis 1854 probablement, transformation effectuée en ce cas par Louis-Paul Dallery lui-même à la demande de Félix Clément, l'expert-organier de l'époque).
Sommiers
Sommiers à gravures et registres coulissants.
Positif : Un sommier de 54 notes pour 9 jeux. Disposition des tuyaux diatonique en V ; les aigus vers le centre du buffet. Sommier placé à l'arrière du buffet, à environ 1/3 de la hauteur des tuyaux de la façade.
Grand-Orgue : Un sommier de 54 notes pour 7 jeux. Disposition des tuyaux diatonique en V ; les aigus vers le centre du buffet. Sommier disposé dans le soubassement du buffet au revers immédiat de la façade, à quelques centimètres du sol de la tribune.
Récit : Un sommier de 33 notes pour 3 jeux. Disposition des tuyaux diatonique en mitre. Sommier installé au revers immédiat de la plate-face centrale, à environ 2/3 de la hauteur des tuyaux de la façade.
Pédale : Deux demi-sommiers diatoniques de 12 notes chacun (une soupape libre pour chaque demi-sommier) pour 4 jeux. Ils sont disposés dans le soubassement du buffet, de part et d'autre du sommier de Grand-Orgue.
Transmission
Mécanique. Mécanique foulante pour le GO.
Tirage des jeux
Mécanique.
Soufflerie
3 soufflets cunéiformes situés dans les combles au-dessus des voûtes.
Tuyauterie
Tuyauterie d'origine. Il reste environ 40% du matériel.
Les jeux placés à l'arrière des sommiers (anches et mutations notamment), les plus facilement accessibles, ont été les plus pillés.
Code de l'orgue : FR-75056-PARIS-SORBON1-T