Chapelle de la Fondation Eugène Napoléon

Paris (12ème arrondissement), Paris | Grand Orgue | tribune

Card image cap

Composition

3 plans sonores (glisser vers la droite)

Grand-Orgue

  • Montre 8
  • Bourdon 8
  • Flûte harmonique 8
  • Prestant 4
  • Quinte 3
  • Doublette 2
  • Trompette 8
  • Clairon 4

Récit expressif

  • Gambe 8
  • Flûte douce 8
  • ​Flûte octaviante 4
  • Octavin 2
  • Cor anglais 8
  • Voix humaine 8

Pédale

  • Tirasse permanente

Frise chronologique


Description

Buffet

Buffet assez sobre, construit en chêne de très belle qualité dans toutes ses parties y compris les panneaux arrière ; son dessin comporte trois niveaux superposés eux-mêmes divisés verticalement en trois compartiments. Le soubassement est composé de panneaux à cadres amovibles (face avant et côtés) avec encastrement à guillotine et poignées en soufflerie tandis que celui de droite reçoit la console en fenêtre fermée par deux volets pliants en chêne sur gonds en laiton.


L’étage de la Montre prolonge la division verticale du massif par quatre pilastres qui déterminent trois larges plates-faces en plein-cintre, la plus haute au centre. Ces plates-faces sont garnies de tuyaux en bel étain à écussons relevés soit, respectivement, 8+9+8 tuyaux. Surplombant les plates-faces latérales, deux petites plates-faces géminées en plein-cintre reçoivent chacune 7 tuyaux (chanoines). Les côtés du buffet comportent aussi une plate-face, garnie chacune de 9 tuyaux à écussons relevés.


Le troisième niveau correspond au Récit : il comporte une façade constituée d’une tourelle centrale semi-circulaire encadrée de deux plates-faces en plein-cintre. Coiffée d’un dôme, cette tourelle repose sur trois consolettes. 21 tuyaux en étain à écussons relevés garnissent également le haut du buffet (7+7+7 tuyaux), soit, en tout, 92 tuyaux dont la ligne des bouches dessin un « V », pour l’ensemble de la façade.


Enfin, l’arrière du buffet s’ouvre, complètement grâce à deux étages de panneaux amovibles et de portes, ceux du bas, pleins, donnant accès au soubassement, ceux du haut, finement découpés et la face interne encore tendue de soie rouge, ouvrant sur le sommier du Grand Orgue. 

Tout en remarquant la haute qualité d’exécution de ce buffet, dont le dessin est de Jacques-Ignace Hittorff et réalisé par Fourdinois, ébéniste, il convient de noter que primitivement, lorsque la tribune n’était pas cloisonnée, les sons du Grand Orgue se répandaient tout autour du buffet, contrairement aux usages habituels : seuls les tuyaux du Récit étaient – et sont encore- enfermés dans leur boîte expressive.


Console

Console en fenêtre ouverte dans le soubassement, à droite de l'orgue et signée horizontalement au-dessus du clavier de Récit "A. Cavaillé-Coll fils".

2 claviers de 54 notes sur châssis entièrement plaqué de beau palissandre. Les 17 notes graves du clavier de Récit sont fixes, 14 tirants mécaniques pour le registres. Un pédalier plat à l'allemande de 20 marches, en tirasse fixe des basses du Grand Orgue.

Il est à remarquer la subsistance, après plus de 150 ans, du banc d'origine en chêne, dont les pieds sont chantournés en forme de lyre.


Partie instrumentale

Sommiers

  • Grand-Orgue : sommier en chêne à gravures et registres coulissants, en une seule partie, à double laye (Fonds et Anches) et à disposition diatonique aigus au centre. Ce grand sommier est intégralement d’origine, y compris ses faux-sommiers et accessoires.
  • Récit Expressif : Petit sommier de 37 notes (Fa2 à Fa5), de même facture, à disposition diatonique aigus au centre, placé dans une petite boîte expressive installée dans l’axe, au-dessus de la tuyauterie du Grand-Orgue.


Transmission

Mécanique.

Tirage des jeux

Mécanique.

Soufflerie

Primitivement, un levier oscillant actionnait deux pompes placées sous un réservoir rectangulaire à plis compensés occupant une bonne partie du soubassement, le souffleur étant installé à l’intérieur du buffet, à l’opposé de la console. Un ventilateur électrique logé dans un caisson placé derrière l’orgue a été mis en place à une date inconnue, probablement vers 1930-45 ; le dispositif d’origine a toutefois été conservé.

De la gauche du réservoir (face à l’orgue) s’élèvent verticalement 3 portevents rectangulaires en sapin alimentant successivement la laye des Fonds (à l’avant), le Récit (au centre) et la laye des Anches du Grand-Orgue (à l’arrière). Les garnitures des plis de ce réservoir, ainsi que les papiers recouvrant les éclisses, sont d’origines.


Tuyauterie

La vision d'ensemble de la tuyauterie du Grand Orgue donne une forte impression d'homogénéité et d'authenticité. Les tuyaux ouverts sont tous coupés au ton et ni bouche ni biseau n'ont été retouchés. Le haut des corps a un peu souffert d'accords énergiques ainsi qu'en attestent des tuyaux évasés ou refermés, voire pincés.

Images

Fichiers

Sources


Code de l'orgue : FR-75056-PARIS-FONDAT1-T

Card image cap
Facteurs
  • Cavaillé-Coll Aristide (entretien)
Emplacement
Tribune
Etat de l'instrument
Dégradé ou en ruine : injouable

Composition
15, II/P
Transmission des notes
Mécanique
Tirage des jeux
Mécanique

Propriétaire
Etat
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Mise à jour 3 fois par 3 contributeurs (détails) Actualisé le 07/04/2022 par Alix Devienne